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Le point sur les voitures au G.P.L.

Avec la raréfaction annoncée du pétrole, la hausse du prix de l’essence et la crise économique, l’intérêt revient pour les véhicules roulant au Gaz de Pétrole Liquéfié.

Le GPL :

Le GPL est un gaz issu du pétrole, mélange de propane et de butane (50% provient de l’extraction et du raffinage du pétrole et 50% des champs de gaz naturel. Autrefois, il était tout simplement brûlé sur place). Sa production dépend donc de l’industrie pétrolière, et le jour où elle s’arrêtera, la production de GPL disparaîtra elle aussi. Ce n’est donc pas la panacée, mais c’est l’un des carburants les moins polluants à la disposition des utilisateurs de la route.

Développé dans les années 70, ce système de carburation s’est bien développé dans les pays nordiques (notamment en Hollande), en Italie et aux USA, mais n’a jamais vraiment décollé en France où les voitures GPL ne sont que 160 000, ce qui représente 0,5 % du parc automobile (mais on attend 5 % d’ici 2020).

Deux solutions sont proposées : les véhicules d’origine (équipés du GPL à la chaîne par des marques comme Renault, Chevrolet, Citroen, Lada, Peugeot, Saab, Subaru,…), ou la transformation de votre véhicule particulier en véhicule GPL. Attention, de nombreux systèmes de carburation existent sur le marché, et tous ne sont pas aussi performants. Renseignez-vous auprès de plusieurs garagistes.

Depuis 2000, les systèmes d’injection sont bien au point, de même que les valves de sécurité (quelques accidents (explosions) spectaculaires dans les années 90 avaient fait paniquer les gens, et les véhicules GPL étaient interdits dans certains parkings souterrains).

Les avantages :

Le GPL pollue moins. Il rejette moins de CO2. Le moteur est légèrement moins bruyant.

Du point de vue mécanique, il forme peu de dépôts et encrasse peu le moteur ; les véhicules qui roulent au GPL atteignent facilement les 250 000 kilomètres.

La bicarburation (deux réservoirs) diminue le risque de tomber en panne de carburant.

De part ses qualités environnementales, le GPL bénéficie d’aides de l’état (cf ci-dessous) et d’exonérations de taxes pour les véhicules de société.

Les inconvénients :

A l’achat, le GPL coûte plus cher que l’essence (environ 3000 euros, mais l’état en rembourse plus de la moitié sous forme de crédit d’impôt. Au final, le GPL se rentabilise au bout de quelques milliers de kilomètres car le prix au litre est peu cher (60 centimes d’euros en 2009)).

En France, très peu de stations offrent du GPL (2000 sur tout le pays). Comptez 4 ou 5 par ville. Sur la route, il faut souvent faire des détours pour aller les chercher, et elles ne fonctionnent pas la nuit avec la carte bleue 24 h/24. Les stations d’essence distribuent néanmoins gratuitement des guides qui recensent tous les points de vente de GPL.

Notre avis :

Le GPL existe depuis de nombreuses années ; il est performant et relativement écologique. A l’heure actuelle, le gros problème reste le manque de stations et de réparateurs agréés en France (200).

Des voitures électriques, construites en masse, espérons-le performantes (les premières manquaient de puissance et d’autonomie), seront bientôt mises sur le marché (2012, disons 2015). Il vaut donc peut-être mieux attendre, surtout que des voitures à hydrogène ou à air comprimé seront peut-être mises sur le marché d’ici là (?).

En attendant 2015, vous avez le choix entre acheter un véhicule hybride (électricité/essence) ou un GPL d’occasion pour les 5 années à venir. Si vous êtes un gros rouleur (50 000 km par an), ça peut néanmoins valoir le coup d’acheter un GPL neuf !


Note : un autre gaz plus performant est apparu sur le marché, le GNV (Gaz Naturel pour Véhicules) ; il contient essentiellement du méthane mais son rendement énergétique est plus élevé. Par contre, il est très peu commercialisé en France et surtout utilisé pour les transports en commun.